jeudi 8 mars 2012

Triathlon LD Abu Dhabi 2012


Drôle d'endroit pour un triathlon longue distance !
J'aurais plutôt imaginé un Trail, même ultra, mais lorsqu'Hubert nous a décidé à venir, en réciprocité à notre escapade hivernale lyonnaise (cf article SaintéLyon 2011) ; j'ai imaginé qu'il fallait accepter de vivre de nouvelles expériences.



Abu Dhabi triathlon vaut le détour:
- 3km de natation (en deux boucles) dans une mer parfaite, turquoise, à 21 degrés et combinaison, dans une ambiance assez niçoise avec immeubles, voie rapide et promenade des anglais et la mer,
- 200km de vélo (en deux boucles et demi) en direction du désert jusqu'au circuit de F1, sur une autoroute fermée à la circulation qui est un régal pour se réconcilier avec toutes les sorties vélo sur des routes piégeuses,
- 20 km de course à pied, sur un parcours simple le long de la mer.

Le rêve quoi !

Toutefois, il a fallu résister à la chaleur et au vent de sable.
Pour le second, il a fallu gérer l'effort sans trop se griller lorsque le compteur tombe à 15km/h alors que la route est plate. Rien à faire face au vent et tout le monde est logé à la même enseigne.
Pour la chaleur, le piège était peut-être l'hyperhydratation. Et oui, alors que l'on veut être prudent, boire de l'eau est un vrai piège. Il faut visiblement doser les rations, régulières, en alternant eau et électrolytes. L’organisation proposait des ravitaillements tous les 10km je crois, cool !

Et le bilan est assez satisfaisant :
- 1 heure de natation pour 3km reste mon quotidien
- pour les 200km, je n'en menais pas large en espérant mettre 8 heures environ. Au final, 6h50 de vélo, à plus de 30km de moyenne, je suis heureux et me regonfler à bloc pour les prochaines courses. Malgré le vent, je crois que les efforts d'entrainement en home-trainer cet hiver m'ont permis de tenir le choc. Le vent nous a poussé et freiné et nombre de vélos de contre la montre ont du souffrir. Ils étaient d'ailleurs près de 50% avec des roues pleines, ce qui confirme le haut niveau des participants arrivés en général en 6h00, avec les cuisses assez puissantes pour résister face au vent, connu à cette époque de l'année.
- enfin les 20km en 1h48 sont sincèrement une formalité compte tenu de la distance réduite.
Et finalement, 9h55 avec un immense trou d'air pendant 45mn où je ne souhaitais que dormir. Heureusement, et comme toujours, la forme revient, et c'est alors avec une immense joie que l'on passe la ligne d'arrivée.



La gestion de l’alimentation a sans doute été un élément déterminant de ma réussite :
- boire en alternance eau et electrolytes toutes les 10mn
- manger toutes les 30mn, des gels les plus liquides possibles. Quelques bananes et barres de céréales ont fait le reste. A noter qu'il ne servait à rien de se jeter sur la nourriture à la sortie de l'eau.
Bilan, aucun problème sur le parcours.

Pour revenir sur la préparation parisienne en plein hiver :
- 2 séances natation / semaine minimum de 3km
- 45mn de home trainer les mardis et jeudis matins, et samedi pendant 2 heures. Seules 2, 3 sorties vélos de 3 heures pour tourner à Longchamps m'ont permises de valider quelques réglages.
- accompagnées par 2 à 3 sorties de càp, avec une orientation course rapide, pour ne pas faire mal.
Enfin, arriver en forme, avec dans les 2 semaines précédentes, ski de piste en famille et seulement 2 sorties en direction du Col du Granon ... (pour les connaisseurs de l'ìzoard et Galibier)

Pour la récupération, dès l'arrivée j'ai enfilé mes chaussettes de contentions, Compress Sport pour les jambes. Résultats : aucune courbature. Je poursuis toute la semaine qui suit et après je m'en débarrasse (rire).

Merci à tous de supporter de mes escapades sportives ...

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